Vingt heures de travail ou de formation par semaine en prison
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Le code pénitentiaire prévoit déjà une obligation d’activité pour les personnes condamnées. Elle peut toutefois être satisfaite par une seule activité parmi le travail, la formation, l’enseignement, l’insertion, le sport ou les activités culturelles. Le travail en détention reste volontaire et suppose une demande du détenu ainsi qu’un poste disponible. Selon l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle, environ 20 000 personnes détenues travaillent chaque mois. Le dispositif existe donc, mais il ne garantit pas à chaque condamné un parcours régulier vers l’emploi, l’alphabétisation ou une qualification. Une peine de prison ne doit pas se limiter à l’enfermement et à l’inactivité. Elle doit aussi préparer la sortie, indemniser les victimes lorsque c’est possible et réduire le risque de récidive.
La solution proposée
Garantir à chaque détenu condamné, majeur et médicalement apte, au moins vingt heures par semaine de travail, de formation professionnelle, d’enseignement ou d’apprentissage du français. L’obligation ne commencerait qu’après une proposition adaptée de l’administration. Aucun détenu ne pourrait être sanctionné lorsque l’établissement n’a pas de poste, de cours ou de formation à lui proposer. Les activités sportives et culturelles resteraient accessibles, mais elles ne suffiraient plus, seules, à remplir l’obligation d’insertion professionnelle ou éducative. Le travail serait rémunéré, déclaré et soumis aux règles de santé et de sécurité. Le refus répété et sans motif valable d’une activité proposée pourrait être pris en compte par le juge lors de l’examen des réductions de peine. Il ne pourrait jamais entraîner la suppression des soins, de l’alimentation, des visites ou des autres droits fondamentaux. Une part de la rémunération serait affectée à l’indemnisation des parties civiles. Une autre part constituerait un pécule de sortie. Le solde resterait disponible pour la personne détenue et le soutien à sa famille. Les prévenus seraient exclus de l’obligation afin de respecter la présomption d’innocence. Ils conserveraient la possibilité de demander à travailler ou à se former.
Le signalement est réservé aux participants inscrits dont l'adresse est confirmée.