Plafonner les aides pour que le travail rapporte toujours plus
Publiée le 28 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Les aides sociales sont versées par plusieurs organismes selon des règles, des plafonds et des calendriers différents. Il est donc difficile de connaître le montant total des aides reçues par un foyer et d’anticiper les conséquences financières d’une reprise d’activité. Les diminutions successives du RSA, des aides au logement ou d’autres prestations peuvent parfois réduire fortement le gain obtenu en reprenant un emploi. Les frais de transport, de garde d’enfants ou de repas peuvent encore diminuer ce gain. La solidarité doit protéger les personnes confrontées à une difficulté. Elle ne doit pas créer une situation dans laquelle reprendre un emploi apporte trop peu de revenu supplémentaire. La droite française défend actuellement la création d’un compte social unique et le plafonnement de certaines aides non contributives.
La solution proposée
Créer un compte social unique recensant, pour chaque adulte, les principales aides sociales non contributives versées par l’État, la CAF, France Travail, les collectivités territoriales et les autres organismes publics. Hors situations particulières, le cumul des aides destinées à remplacer un revenu d’activité serait plafonné à 70 % du SMIC net par adulte. Les prestations liées au handicap, à la dépendance, à la protection de l’enfance, aux pensions alimentaires, aux accidents de la vie et aux situations d’urgence seraient exclues de ce plafonnement. La réforme intégrerait un mécanisme garantissant que chaque heure travaillée augmente réellement le revenu disponible du bénéficiaire. Lorsqu’une personne reprend une activité, ses aides diminueraient progressivement et non brutalement. Les frais nécessaires à la reprise d’emploi, comme la garde des enfants ou les déplacements professionnels, seraient pris en compte pendant une période transitoire. Le compte social unique permettrait aussi de simplifier les démarches, de limiter les erreurs, de réduire les versements indus et de détecter plus rapidement les fraudes. Avant son application nationale, le dispositif serait expérimenté dans plusieurs départements. Son impact sur les familles monoparentales, le retour à l’emploi et la pauvreté serait évalué par un organisme indépendant.
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