Pas de deuxième journée de solidarité non rémunérée
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
La journée de solidarité correspond actuellement à sept heures de travail supplémentaires non rémunérées. Elle finance des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Les employeurs versent une contribution de 0,3 % de leur masse salariale, même lorsque la journée n’est pas organisée sous la forme d’un jour travaillé précis. En 2024, les recettes issues de ce mécanisme représentaient 8,2 % des recettes affectées à la branche autonomie. Le 29 juin 2026, Estelle Midi a débattu de la création d’une nouvelle journée de solidarité pour financer les hôpitaux et les écoles. Une deuxième journée constituerait un prélèvement supplémentaire sur le travail et brouillerait la destination du dispositif existant.
La solution proposée
Refuser la création d’une deuxième journée de travail non rémunérée. La journée de solidarité actuelle serait maintenue et resterait exclusivement affectée à l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Elle ne pourrait pas être utilisée pour financer le budget général, les hôpitaux, les écoles ou une autre politique sans un vote explicite du Parlement. La CNSA publierait chaque année un « reçu de solidarité » présentant le montant collecté et son utilisation précise : établissements médico-sociaux ; services d’aide et de soins à domicile ; prestation de compensation du handicap ; allocation personnalisée d’autonomie ; fonctionnement des MDPH ; solutions de répit et soutien aux aidants. Un audit indépendant mesurerait tous les trois ans les résultats obtenus : nouvelles places créées, heures d’aide financées, délais des MDPH, maintien à domicile et reste à charge des familles. Avant de demander un effort supplémentaire aux salariés, l’État devrait supprimer les financements redondants, réorienter les dispositifs inefficaces et publier le montant exact des besoins non couverts. Si un financement nouveau reste nécessaire, il devrait être présenté clairement dans une loi, avec un montant, une durée et une destination définis. Il ne devrait pas prendre la forme d’une journée gratuite supplémentaire dissimulant une hausse des prélèvements sur le travail.
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