Mieux répartir les médecins conventionnés sur le territoire
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Les inégalités territoriales d’accès aux médecins restent très importantes. En 2023, les 10 % de Français les mieux desservis avaient accès en moyenne à 5,6 consultations de médecine générale par an. Pour les 10 % les moins bien desservis, ce chiffre tombait à 1,4 consultation. L’écart était donc supérieur à quatre. Les aides financières à l’installation ne suffisent pas toujours à corriger cette répartition. Certaines communes financent des cabinets, des logements ou des primes, sans garantie que les médecins restent durablement. Une proposition de loi destinée à réguler davantage l’installation des médecins est toujours en cours d’examen au Sénat. Le sujet a aussi été débattu à plusieurs reprises dans Estelle Midi, sous la question de l’obligation d’installation dans les déserts médicaux.
La solution proposée
Conditionner le conventionnement avec l’Assurance Maladie à la situation médicale du territoire. Dans les zones sous-dotées, le conventionnement serait automatique. Les démarches seraient traitées en priorité. Des aides pourraient financer le cabinet, le secrétariat, le logement temporaire et l’emploi du conjoint. Une partie de ces aides ne deviendrait définitivement acquise qu’après cinq années de présence. Dans les zones clairement surdotées, un nouveau médecin ne pourrait être conventionné que dans l’un des cas suivants : il remplace un médecin qui cesse son activité ; il répond à un besoin médical particulier identifié localement ; il exerce au moins 20 % de son activité dans une zone sous-dotée ; il intègre une structure assurant une permanence de soins ou acceptant de nouveaux patients. Un médecin resterait libre de s’installer sans conventionnement. Ses consultations seraient alors moins bien remboursées. Personne ne serait obligé de vivre dans une commune déterminée. Les médecins déjà installés ne seraient pas concernés rétroactivement. La cartographie serait révisée chaque année à partir du temps réel nécessaire pour obtenir un rendez-vous, de la distance à parcourir, de l’âge des médecins présents, de leur activité et de leur capacité à accepter de nouveaux patients. Les hôpitaux publics, les centres de santé salariés et les structures spécialisées bénéficieraient de règles adaptées. L’objectif n’est pas de punir les médecins. Il est d’empêcher l’argent de l’Assurance Maladie de financer sans limite de nouvelles installations dans des territoires déjà suffisamment couverts.
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