Interdire de fumer sur les terrasses où les clients sont servis
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Il est interdit de fumer dans les cafés et restaurants fermés et couverts. Depuis 2025, l’interdiction a également été étendue à plusieurs espaces extérieurs, notamment les plages, les parcs publics, les abribus et les abords des établissements accueillant des mineurs. Les terrasses ouvertes des cafés et restaurants ne sont pas soumises à une interdiction générale nationale. Santé publique France rappelle que la fumée peut être dangereuse en plein air, notamment dans les rues, les parcs et les terrasses lorsque l’exposition est fréquente ou prolongée. L’organisme estime que le tabagisme passif provoque environ 1 100 décès d’adultes chaque année en France. Le sujet a été débattu dans Estelle Midi le 19 août 2026.
La solution proposée
Interdire la consommation de tabac sur toutes les terrasses où des clients mangent ou boivent et où des salariés assurent un service. La réforme entrerait en vigueur après une période de transition de six mois. L’interdiction concernerait les cigarettes, les cigares, les pipes et les produits du tabac chauffé. Les règles relatives aux cigarettes électroniques resteraient distinctes. Chaque établissement pourrait choisir d’interdire également le vapotage. Un établissement pourrait aménager un emplacement fumeur extérieur à condition qu’il soit clairement séparé de la terrasse, éloigné des portes et fenêtres et dépourvu de service à table. Aucun salarié ne devrait être obligé de servir des boissons ou de débarrasser des tables dans l’espace fumeur. Les exploitants auraient l’obligation d’afficher la règle et de demander aux clients de la respecter. Ils ne seraient pas automatiquement sanctionnés pour le comportement isolé d’un client lorsqu’ils ont mis en place la signalisation et effectué un rappel. Pendant les six premiers mois, les contrôles privilégieraient l’information. Les amendes seraient ensuite appliquées aux fumeurs refusant de respecter l’interdiction. Les cafés et restaurants pourraient conserver des cendriers à l’entrée, à condition qu’ils ne soient pas placés devant une porte ouverte ou dans une zone où les clients attendent. L’interdiction s’appliquerait de la même manière aux terrasses privées, aux marchés, aux festivals et aux espaces de restauration temporaire. Un bilan serait réalisé après deux ans. Il mesurerait l’exposition des salariés, l’adhésion des clients et l’impact économique réel pour les établissements. La liberté de fumer n’implique pas le droit d’exposer durablement les salariés, les enfants et les autres clients à la fumée.
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