Généraliser les médicaments génériques et biosimilaires
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Les pharmaciens peuvent déjà remplacer un médicament d’origine par un générique appartenant au même groupe. Le médecin peut s’y opposer pour une raison médicale justifiée. L’objectif public de substitution est fixé à 90 %. L’inscription d’un médicament dans le répertoire de l’ANSM garantit qu’il peut remplacer le médicament d’origine dans les mêmes conditions d’efficacité, de sécurité et de qualité. Des précautions restent nécessaires pour certains traitements, notamment les médicaments à marge thérapeutique étroite. De faibles variations peuvent alors modifier l’efficacité ou les risques du traitement. Les règles de substitution des médicaments biologiques et biosimilaires se développent également progressivement. Le générique est donc déjà largement utilisé. L’enjeu consiste surtout à rendre la règle plus simple et plus cohérente. Estelle Midi a posé la question de son caractère automatique le 17 avril 2026.
La solution proposée
Faire du médicament équivalent le moins coûteux le choix automatique, lorsqu’il appartient à un groupe validé par l’ANSM. Les ordonnances seraient rédigées en priorité avec le nom de la substance active. Le logiciel de prescription présenterait au médecin les médicaments disponibles, leur prix et les éventuelles tensions d’approvisionnement. Le pharmacien délivrerait le médicament générique, hybride ou biosimilaire le moins coûteux disponible dans le groupe autorisé. Le médecin pourrait exclure la substitution pour une raison médicale précise. Cette justification serait inscrite sur l’ordonnance selon une liste nationale : allergie à un excipient, risque lié à une marge thérapeutique étroite, difficulté majeure d’utilisation ou nécessité de stabilité du traitement. Pour les maladies chroniques, le pharmacien éviterait de changer régulièrement de laboratoire ou de présentation lorsqu’un patient est stabilisé. Le prix ne doit pas créer des erreurs de prise ou une mauvaise observance. Lorsqu’un patient refuse sans raison médicale le médicament équivalent proposé, l’Assurance Maladie rembourserait sur la base du prix de l’équivalent le plus économique. Le patient pourrait choisir la marque d’origine, mais il réglerait la différence. Cette règle ne s’appliquerait pas lorsqu’aucun équivalent n’est disponible ou lorsque le médicament d’origine est moins cher. Les biosimilaires ne seraient substitués que pour les groupes expressément autorisés. Le patient et le prescripteur seraient informés du changement. L’Assurance Maladie publierait chaque année les économies réellement obtenues. Une partie serait affectée à la constitution de stocks contre les pénuries. Une autre financerait les traitements innovants apportant une amélioration médicale démontrée. L’objectif n’est pas de choisir systématiquement le médicament le moins cher. Il est de refuser de payer plus cher deux traitements présentant la même efficacité, la même sécurité et la même qualité.
Le signalement est réservé aux participants inscrits dont l'adresse est confirmée.