Garantir la lecture, l’écriture et le calcul avant la sixième
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Les élèves de CM2 passent déjà des évaluations nationales en français et en mathématiques. Ces évaluations servent principalement à identifier leurs besoins et à adapter l’enseignement. À l’entrée en sixième en 2025, 13,4 % des élèves étaient classés « à besoins » en compréhension de l’écrit et 43,9 % dans le groupe « fragile ». Seuls 42,6 % atteignaient le niveau qualifié de satisfaisant dans ce domaine. En fluence, 15,1 % lisaient moins de 90 mots correctement par minute. Le redoublement à l’école élémentaire est juridiquement possible lorsque les dispositifs d’accompagnement n’ont pas permis de résoudre des difficultés importantes. Il reste une décision individualisée, précédée d’un dialogue avec la famille. Le passage au collège ne devrait pas conduire à abandonner les fondamentaux au moment où les enseignements deviennent plus nombreux et plus complexes.
La solution proposée
Créer un certificat national de maîtrise des fondamentaux à la fin du CM2. Il évaluerait la lecture, la compréhension d’un texte, l’expression écrite, l’orthographe essentielle, les quatre opérations, le calcul mental et la résolution de problèmes simples. Le résultat ne dépendrait pas d’une seule épreuve. Il combinerait le contrôle continu réalisé par l’enseignant et une évaluation nationale passée au printemps. Lorsqu’un élève n’atteint pas le niveau requis, un programme intensif serait organisé en mai et juin. Une deuxième évaluation serait proposée à la fin du mois de juin ou après un stage gratuit pendant les vacances d’été. En cas de difficultés persistantes, deux solutions seraient possibles : un redoublement du CM2 avec un programme personnalisé ; une sixième de consolidation consacrant au moins la moitié du temps scolaire au français et aux mathématiques, avec des effectifs réduits. La décision serait prise par l’équipe pédagogique après échange avec les parents. Une commission indépendante pourrait être saisie en cas de contestation. Des adaptations seraient prévues pour les élèves en situation de handicap, les élèves souffrant de troubles spécifiques de l’apprentissage et ceux arrivés récemment en France. L’exigence resterait la même, mais le calendrier et les modalités pourraient être adaptés. Aucun établissement ne pourrait modifier artificiellement les résultats pour améliorer ses statistiques. Les évaluations seraient corrigées selon un barème national et les résultats publiés sous une forme anonymisée. Cette réforme ne doit pas devenir une machine à redoubler. Son objectif est de déclencher une prise en charge forte avant que les lacunes ne deviennent presque impossibles à rattraper.
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