Créer un droit opposable au répit pour les aidants
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
En 2022, 7,1 millions de personnes apportaient régulièrement une aide à un proche vivant à domicile. Trois aidants sur dix accompagnaient seuls la personne aidée et six sur dix travaillaient ou étudiaient. L’allocation journalière du proche aidant existe, mais elle reste forfaitaire et limitée dans le temps. Les solutions de répit progressent, avec environ 320 plateformes recensées en 2025, mais leur disponibilité dépend encore fortement du territoire et du type de handicap. Beaucoup d’aidants renoncent à se reposer, à se soigner ou à travailler normalement.
La solution proposée
Créer un droit opposable à quinze jours de répit par an pour les proches aidants les plus mobilisés. L’intensité de l’aide serait évaluée par le département selon le temps consacré, la nature des gestes réalisés, la cohabitation et le niveau d’autonomie de la personne aidée. Le droit ne dépendrait pas uniquement du lien familial. Dans les trente jours suivant la demande, le département devrait proposer une solution : un relais professionnel à domicile ; un accueil de jour ; un hébergement temporaire ; un séjour commun pour l’aidant et la personne aidée ; un remplacement professionnel pendant la nuit. Lorsqu’aucune place publique ou associative n’est disponible, un chèque répit financerait un prestataire agréé dans la limite d’un plafond national. Pour les arrêts d’activité, l’allocation journalière serait remplacée par une indemnisation correspondant à 80 % du revenu net perdu. Elle comporterait un montant minimal et serait plafonnée à 1,5 SMIC. Elle serait financée par la branche autonomie, pas directement par l’employeur. Chaque aidant intensif aurait aussi droit à un bilan de santé annuel et à un accompagnement psychologique lorsqu’il le demande. Le dispositif serait prioritairement ouvert aux aidants isolés, aux foyers modestes et aux situations nécessitant une présence quotidienne. Aucune famille ne doit être obligée de remplacer durablement les professionnels que la solidarité nationale doit financer.
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