Une solution scolaire adaptée pour chaque enfant handicapé
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Le droit à la scolarisation en milieu ordinaire a permis une progression massive : plus de 490 000 élèves en situation de handicap y étaient accueillis à la rentrée 2024. Mais une place dans une classe ordinaire n’est pas toujours une réponse suffisante. La Cour des comptes constate que certaines orientations vers le secteur médico-social n’aboutissent pas. Les écoles doivent alors accueillir des enfants dont les besoins dépassent parfois les moyens disponibles. Elle décrit aussi un véritable parcours du combattant pour les familles. Les AESH sont devenus indispensables. Pourtant, 98 % travaillent à temps incomplet et leur salaire net moyen était de 1 030 euros en 2023. Estelle Midi a directement posé la question de l’accueil de tous les élèves dans les classes ordinaires.
La solution proposée
Créer un droit opposable à une solution scolaire adaptée, et non à une orientation unique. Dans les trente jours suivant la décision de la MDPH, l’Éducation nationale, l’agence régionale de santé et le département devraient proposer une solution réellement disponible : une classe ordinaire avec les adaptations et l’accompagnement nécessaires ; un dispositif ULIS ; un parcours partagé entre l’école et le secteur médico-social ; un établissement spécialisé lorsque les besoins de l’enfant l’exigent. L’enseignement à domicile ne pourrait constituer qu’une solution temporaire, justifiée médicalement ou demandée par la famille. Toute notification d’accompagnement humain devrait être exécutée dès le premier jour de classe. En cas de poste vacant, un remplacement d’urgence serait organisé. Les AESH pourraient accéder à des emplois à temps complet en combinant accompagnement scolaire, pause méridienne, activités périscolaires et formation. La mutualisation resterait possible, mais elle ne pourrait pas réduire les heures individuelles prescrites par la MDPH. Lorsqu’aucune solution n’est proposée dans le délai, la famille pourrait saisir une commission d’urgence, puis le juge compétent. Un financement provisoire couvrirait l’accompagnement, les soins et le transport nécessaires. Le parcours serait réévalué chaque année avec l’enfant et sa famille. L’objectif n’est pas l’inclusion à tout prix. L’objectif est une éducation réellement accessible et adaptée à chaque enfant.
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