Contrôler les intérêts des candidats sans exposer leur vie privée
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Les candidats à l’élection présidentielle doivent déposer une déclaration de patrimoine ainsi qu’une déclaration d’intérêts et d’activités. Ces documents sont publiés par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique au moins quinze jours avant le premier tour. Contrairement aux déclarations de nombreux autres responsables publics, celles des candidats à la présidentielle ne font pas l’objet d’un contrôle de fond par la Haute Autorité. En 2013, le Conseil constitutionnel a considéré qu’une appréciation publiée par la HATVP dans les derniers jours de la campagne pourrait porter atteinte à l’égalité devant le suffrage. Le débat public oscille donc entre deux excès : publier des informations déclaratives non vérifiées ou réclamer des informations qui relèvent uniquement de la vie intime. Estelle Midi a posé la question le 27 août 2026 : « Les candidats doivent-ils dévoiler leur vie privée ? ».
La solution proposée
Créer un passeport public de probité pour chaque candidat à l’élection présidentielle. Toute personne souhaitant recueillir les parrainages nécessaires devrait se préenregistrer auprès du Conseil constitutionnel dès l’ouverture de la période de présentation des candidatures. Elle déposerait immédiatement ses déclarations de patrimoine, d’intérêts et d’activités. La HATVP disposerait alors du temps nécessaire pour vérifier : les biens immobiliers et financiers déclarés ; les sociétés et participations détenues ; les dettes importantes ; les activités rémunérées ; les intérêts économiques situés à l’étranger ; les liens susceptibles de créer un conflit d’intérêts ; le respect des obligations fiscales. Un rapport standardisé serait publié pour tous les candidats le même jour, avant le début de la campagne officielle. Il indiquerait uniquement : déclaration vérifiée sans anomalie substantielle ; information incomplète ayant été régularisée ; désaccord persistant transmis à la justice. Le candidat pourrait répondre aux observations. Sa réponse serait publiée avec le rapport. Seules les condamnations définitives relatives à la corruption, au détournement de fonds, à la fraude fiscale ou au financement politique seraient mentionnées. Une plainte, une rumeur ou une enquête en cours ne serait pas présentée comme une preuve. La santé, la vie sentimentale, l’orientation sexuelle, les enfants et les difficultés familiales resteraient privées. Une information familiale ne serait prise en compte que lorsqu’elle révèle un intérêt financier direct. Elle serait alors présentée sans exposer inutilement l’identité des proches. Une fausse déclaration volontaire serait transmise à un juge. Seule une décision judiciaire pourrait entraîner une inéligibilité. Pour tenir compte de la décision constitutionnelle de 2013, les contrôles seraient réalisés selon la même procédure, le même calendrier et le même format pour tous. La HATVP ne porterait aucun jugement politique sur les cand
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