Introduire 20 % de proportionnelle aux élections législatives
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Les députés sont actuellement élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans chaque circonscription. La Constitution limite leur nombre à 577. Ce système maintient un lien direct entre le député et son territoire. Il peut aussi produire un écart important entre le nombre de voix obtenues nationalement par un parti et le nombre de sièges qu’il reçoit. La proportionnelle permet une représentation plus fidèle des différentes sensibilités politiques. Une proportionnelle intégrale peut toutefois favoriser la multiplication des petits groupes, rendre les majorités plus difficiles à constituer et affaiblir le lien entre l’électeur et son député. Estelle Midi a évoqué la proportionnelle le 25 mars 2026, notamment sous l’angle de son utilisation comme outil politique destiné à diviser ou recomposer les partis.
La solution proposée
Conserver une majorité de députés élus dans des circonscriptions tout en introduisant une part limitée de proportionnelle. Sur les 577 députés : 462 seraient élus dans des circonscriptions au scrutin majoritaire à deux tours ; 115 seraient élus sur des listes nationales à la proportionnelle. Chaque électeur disposerait de deux voix : une voix pour choisir son député de circonscription ; une voix pour choisir une liste politique nationale. Les 115 sièges proportionnels seraient répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés. Aucun bonus majoritaire ne serait appliqué. Les listes devraient respecter la parité entre les femmes et les hommes. Elles devraient aussi présenter des candidats provenant de l’ensemble des régions et des territoires ultramarins. Un candidat ne pourrait pas se présenter simultanément dans une circonscription et sur une liste nationale. Cette règle empêcherait qu’un candidat battu localement entre tout de même à l’Assemblée par une autre voie. Le nombre total de députés resterait fixé à 577. La réforme n’augmenterait donc ni le nombre de parlementaires ni le budget global de l’Assemblée nationale. Une commission indépendante serait chargée de redessiner les 462 circonscriptions restantes. Ses propositions, ses données démographiques et ses critères seraient rendus publics avant le vote du Parlement. Ce système permettrait de conserver des députés de terrain tout en donnant une représentation nationale aux courants politiques qui réunissent un nombre significatif d’électeurs sans parvenir à gagner beaucoup de circonscriptions.
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