Responsabiliser les parents d’enfants harceleurs
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Le harcèlement scolaire constitue déjà une infraction pénale. Dans sa forme de base, il peut être puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Les peines augmentent lorsque les conséquences pour la victime sont plus graves. Le programme pHARe est également mis en œuvre dans l’ensemble des écoles, collèges et lycées. Il prévoit des actions de prévention, de détection et de traitement des situations. Une amende automatique infligée aux parents dès que leur enfant est reconnu harceleur serait injuste. Certains parents coopèrent, prennent des mesures et restent confrontés à un comportement difficile. En revanche, un refus répété de rencontrer l’établissement, de faire respecter les mesures décidées ou de surveiller les usages numériques de l’enfant ne devrait pas rester sans conséquence. Estelle Midi a posé la question d’une amende pour les parents d’enfants harceleurs le 25 août 2026.
La solution proposée
Mettre en place une procédure obligatoire de responsabilisation des parents lorsqu’une situation de harcèlement est établie par l’établissement. Les parents de l’auteur seraient convoqués sous 48 heures. Un plan écrit préciserait les mesures applicables : séparation avec la victime, accompagnement éducatif, suivi psychologique si nécessaire, mesure de réparation, sanctions disciplinaires et encadrement de l’utilisation du téléphone ou des réseaux sociaux. L’établissement devrait protéger immédiatement la victime. Lorsque les deux élèves ne peuvent plus rester dans la même classe ou le même établissement, le changement concernerait en priorité l’auteur des faits, pas la victime. Les parents qui coopèrent ne recevraient aucune amende du seul fait du comportement de leur enfant. Après une première absence injustifiée ou un refus d’appliquer le plan, une mise en demeure serait envoyée. Les parents devraient participer à un stage de responsabilité parentale. Après un deuxième refus injustifié, une amende administrative de 300 euros pourrait être prononcée. Elle pourrait atteindre 750 euros en cas de refus répété. Les parents pourraient contester la décision devant un juge. Lorsque des parents encouragent les faits, fournissent volontairement les moyens de poursuivre un cyberharcèlement ou menacent la victime et sa famille, le dossier serait transmis au procureur. La responsabilité de l’établissement resterait entière. Une école qui ne traite pas un signalement sérieux, ne protège pas la victime ou refuse d’appliquer le protocole ferait l’objet d’un contrôle du rectorat. L’objectif n’est pas de rendre les parents pénalement responsables de chaque acte de leur enfant. Il est de sanctionner le refus volontaire de participer à la résolution d’une situation grave.
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