Réduire les dépenses publiques avant d’augmenter les impôts
Publiée le 28 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
La France finance depuis plusieurs décennies une partie de ses dépenses par l’endettement. En 2025, le déficit public atteignait 152,5 milliards d’euros, soit 5,1 % du produit intérieur brut. La dette publique représentait 115,7 % du PIB et les dépenses publiques 57,3 % du PIB. Le taux de prélèvements obligatoires atteignait également 43,6 % du PIB. Dans cette situation, augmenter encore les impôts sans réformer les dépenses reporte l’effort sur les ménages et les entreprises sans traiter durablement la cause du déficit. Les économies doivent toutefois être ciblées. Réduire indistinctement les budgets de la police, de la justice, de la santé ou de l’éducation affaiblirait les missions essentielles de l’État.
La solution proposée
Adopter une règle selon laquelle aucune augmentation nette des impôts pesant sur les ménages ou les entreprises ne peut être décidée sans un programme préalable et chiffré de réduction des dépenses publiques. Chaque ministère devrait examiner ses agences, opérateurs, subventions et dispositifs d’intervention. Les organismes remplissant des missions similaires seraient fusionnés. Les structures devenues inutiles seraient supprimées. Toute nouvelle dépense permanente devrait être compensée par la suppression ou la réduction d’une dépense existante d’un montant équivalent. Chaque nouveau dispositif public comporterait une date d’expiration automatique, sauf vote explicite du Parlement pour le prolonger après évaluation. Les économies devraient porter en priorité sur les doublons administratifs, les procédures excessivement complexes, les achats publics mal coordonnés, les aides économiques inefficaces et les dépenses dont les résultats ne sont pas mesurés. Les fonctions régaliennes, la justice, la sécurité, la défense et les services publics directement utiles à la population seraient protégés. Les résultats seraient publiés chaque année. La Cour des comptes ou une autorité indépendante vérifierait les économies réellement réalisées, afin d’empêcher la présentation de simples ralentissements de dépenses comme de véritables économies.
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