Faire rejouer la présidentielle lorsque le vote blanc arrive en tête
Publiée le 29 août 2026Proposée par Benj
Le problème constaté
Les bulletins blancs sont comptabilisés séparément des bulletins nuls. Ils ne sont toutefois pas intégrés aux suffrages exprimés. À l’élection présidentielle, le candidat arrivé en tête au second tour est donc élu à la majorité des suffrages exprimés, même lorsque de nombreux électeurs ont choisi de voter blanc. Le vote blanc permet d’accomplir son devoir électoral tout en refusant les candidats proposés. Mais il n’a actuellement aucune conséquence sur le résultat final. Il faut distinguer le vote blanc de l’abstention. L’électeur s’est déplacé, a participé au scrutin et a exprimé un rejet de l’offre politique. Estelle Midi a posé directement la question : « Faut-il prendre en compte les votes blancs et nuls ? ».
La solution proposée
Mettre à disposition un bulletin blanc officiel dans chaque bureau de vote et reconnaître une conséquence particulière au vote blanc lors du second tour de l’élection présidentielle. Lorsque les votes blancs remplissent simultanément les deux conditions suivantes, le scrutin serait annulé : ils obtiennent davantage de voix que chacun des deux candidats ; ils représentent au moins 25 % des électeurs inscrits. Une nouvelle élection présidentielle complète serait organisée dans un délai maximal de soixante jours. Les deux candidats rejetés lors du second tour annulé ne pourraient pas se présenter à cette nouvelle élection. Les autres candidats du premier scrutin pourraient déposer une nouvelle candidature s’ils remplissent les conditions requises. Le président sortant resterait temporairement en fonction pour assurer la continuité de l’État. Ses pouvoirs seraient limités à la gestion des affaires courantes, sauf situation d’urgence. Au premier tour, le vote blanc continuerait à être affiché séparément. Il ne modifierait pas la qualification des candidats pour le second tour. Si le vote blanc arrive en tête sans atteindre 25 % des électeurs inscrits, le candidat ayant obtenu le plus de suffrages exprimés resterait élu. Ce seuil éviterait qu’une minorité puisse provoquer seule la répétition d’une élection nationale. La réforme ne rendrait pas le vote obligatoire. Elle donnerait simplement une conséquence à un rejet majoritaire et clairement exprimé. Une modification de la Constitution serait nécessaire, puisque les règles actuelles de l’élection présidentielle reposent sur les suffrages exprimés.
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